Rendre visible ce que personne ne voit plus

Quand j’entre en mission, la première question qu’on me pose c’est toujours la même.

« Combien de temps avant qu’on voie quelque chose ? »

La réponse honnête : quelques jours. Pas quelques mois.

Pas parce que je vais tout changer en une semaine. Mais parce que la première valeur d’un DSI de transition, c’est de rendre visible ce que l’organisation ne voit plus.

Deux exemples concrets de ce que j’apporte dès les premières semaines, sans toucher à une seule ligne de configuration.

  • Un portefeuille de projets, ça se lit. Quand je cartographie rapidement ce qui est en cours, ce qui est en attente, ce qui est orphelin de sponsor, ce qui se chevauche — je ne crée pas encore de valeur opérationnelle. Mais je mets le doigt sur les douleurs. Celles dont tout le monde se plaint en off et que personne n’a encore mis sur la table en CODIR.
  • Une infrastructure non maîtrisée, ça s’expose. Un inventaire rapide, croisé avec les niveaux d’obsolescence et les risques cyber — ça produit une cartographie des risques que la direction n’a souvent jamais vue sous cette forme. Rien n’a changé opérationnellement. Mais la direction voit maintenant exactement où elle est exposée. C’est de la valeur immédiate.

C’est ça, l’impact rapide qu’attendent les organisations qui font appel à un DSI de transition.

Ensuite vient le temps de traiter, de consolider, d’autonomiser les équipes — pour que ça tienne après que je sois parti.

Parce qu’un DSI de transition qui crée de la dépendance a échoué. La vraie mesure du succès, c’est ce qui continue de fonctionner après mon départ.

Je viens. Je rends visible. Je traite. J’autonomise. Je pars.

Vous pilotez une organisation IT — qu’est-ce qui vous a manqué le plus lors de votre dernière transition ou prise de poste ?

Visuel IT-FC : la première valeur d’un DSI de transition, rendre visible ce que personne ne voit plus. Portefeuille projets, infrastructure et risques, puis la séquence : je viens, je rends visible, je traite, j’autonomise, je pars.

Dans mes récents échanges, j’ai eu l’occasion de discuter de la valeur des trous dans le gruyère. Non, ce n’est pas un poisson d’avril. Une infrastructure insuffisamment connue, un portefeuille projets incomplet ou non homogène, c’est souvent un point de départ. Et mettre la lumière sur ces « trous » et les risques qu’ils font porter à l’entreprise, c’est le premier élément de valeur qui peut être donné en quelques jours.

En relayant ce post sur mon profil LinkedIn

Publié initialement sur la page LinkedIn d’IT-FC le 28 avril 2026, et relayé sur mon profil.

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